Exemple de pugnacité, de courage, et de dépassement de soi, René-Louis Adda, Dirigeant des sociétés ASCO et Upper-Link, vient d’accomplir une véritable prouesse sportive et psychologique en terminant l’un des trails les plus difficiles au monde « La Diagonale des Fous ».

2800 coureurs se sont inscrits à ce challenge, près de 800 ont abandonnés, René-Louis est arrivé en 1767ème position. Il a accepté de revenir sur cette expérience pour nous :

« Jeudi 18 octobre à 22 heure se tenait le départ du trail “La diagonale des Fous” sur l’île de la Réunion. J’ai fait partie avec Stéphane (mon coéquipier de courses) des 2800 Runners inscrits. 164 kms dans les montagnes de La Réunion, 10 000 m de dénivelé (soit 2,5 fois l’ascension du Mont Blanc).

Pourquoi s’être inscrits dans cette course démesurée et folle ? Probablement pour se challenger mais aussi parce que mon coéquipier a beaucoup insisté pour que nous y allions !

Au-delà des difficultés, ce trail est particulièrement beau, les paysages de cette île française sont magnifiques. Avoir la chance de pouvoir s’immerger dans cette ambiance est une expérience extraordinaire (la lumière particulière du soleil, les nuages portés par les alizés qui viennent de l’Est et qui recouvrent l’île…). Il y avait plus 50.000 supporters dès le départ de St Pierre, et du monde ponctuellement tout au long du trajet. Ces réunionnais qui nous applaudissent, rient, dansent, nous encouragent et nous proposent à boire et à manger, nous portent littéralement.

Les difficultés sont multiples : il y a d’abord la distance, (164 kms), la durée (deux à trois jours non-stop), la technicité des chemins (rochers, cailloux roulants, pavés, racines…), la déclinaison des pentes à monter et à descendre, la chaleur en journée puis le froid de la nuit, et enfin de devoir dormir par tranches de trente minutes dans une couverture de survie avec une température de 5°C et un fort taux d’humidité.

164 kms, c’est long, c’est très long, il faut gérer sa fatigue, ses muscles, son souffle, chacun de ses pas pour ne pas tomber. Et puis il y a les aléas. Les miens se sont manifestés par la survenue d’ampoules aux pieds dès le 100ème km. Une horreur, une souffrance à chaque foulée ! Au quatre-vingt-dixième km, je vois aussi mon coéquipier glisser et tomber au dans un ravin alors que nous descendions une montagne en courant en pleine nuit. Je le vois disparaître sans savoir si ce ravin fait 10m ou 400m de profondeur… Je le rejoins (après un moment où je suis resté tétanisé), il est accroché à des branches, heureusement cette ravine ne faisait que 10 à 15m. Il en sort puis on repart avec un rythme de course plus prudent.

Puis la fatigue, la souffrance, le danger se cumulent et la question vient à l’esprit : pourquoi continuer ? Outre une hyper concentration sur mon souffle et mes pas, et le fait que je sois en état de quasi méditation, il me fallait trouver d’autres sources de motivation. Il me fallait aussi penser à de bons moments vécus pour me réchauffer l’esprit et le cœur. Pour cela, il y a eu bien sûr eu ma famille, mes amis, mais aussi chacun des collaborateurs ASCO et UPPER-LINK. Dans les belles pensées, il y avait aussi notre séminaire à Corfou pour fêter les 30 années d’existence d’ASCO. Merci encore pour le cadeau que vous nous avez fait : cette chaleur et cette joie partagées. C’était formidable, et cette pensée m’a accompagnée avec d’autres et m’a aidé à finir ce trail insensé. J’ai donc à cœur de partager cette médaille avec vous, chers collaborateurs !

René-Louis »

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